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Jean Dunois, le “Bâtard d’Orléans”

Jean Dunois est né en 1403. Fils bâtard de Louis Ier d’Orléans, frère cadet du roi de France Charles VI, et de Mariette d’Enghien, il est élevé à la cour de Charles VII (1422-1462). Son père est assassiné par le parti bourguignon en 1407 puis ses demi-frères sont faits prisonniers par les Anglais.

Après avoir vaincu les Anglais à Montargis en 1427, Jean Dunois est nommé lieutenant général. Il participe à la défense de la ville d’Orléans assiégée en 1428, et libérée le 8 mai par Jeanne d’Arc.

Le “Bâtard d’Orléans” poursuit la reconquête du pays : il participe à la victoire décisive de Patay, aux côtés du connétable Arthur de Richmond (1393-1458), puis à la libération de Chartres et à celle de Paris. Ces victoires contre les Anglais finissent par mettre fin à la guerre de Cent Ans qui opposait la dynastie des Plantagenêt d’Angleterre à celle des Valois de France, entre 1337 et 1453.

En récompense de sa bravoure, Jean est nommé Grand Chambellan en 1436 et devient un membre permanent du Conseil Royal.

Après son mariage en secondes noces avec Marie d’Harcourt en 1439, il reçoit la seigneurie de Beaugency en dot. Sur les restes de l’ancienne forteresse médiévale, il fait construire un château où il vit durant 17 ans, entre 1440 et 1457, offrant un nouveau souffle à notre petite cité. Les armoiries du seigneur sont toujours visibles aujourd’hui dans l’aile droite du beau logis seigneurial de l’époque Renaissance.

Jean de Dunois à table (détail d’une miniature), Londres, British Library, Heures de Dunois, fo 1, vers 1440-1450 (après 1436).

Jean devient comte de Dunois en 1441, puis comte de Longueville après la victoire de Dieppe en 1443. Il part en campagne de Normandie en 1447 et en Guyenne.

Très attaché à sa terre d’adoption, il est inhumé non loin de Beaugency, à la basilique Notre-Dame de Cléry, en 1468.

Son petit-fils Jean II, évêque d’Orléans et archevêque de Toulouse, poursuit le réaménagement du château. Dans l’aile droite, il fait construire un escalier à vis et un oratoire qui porte la devise de la famille « cor mundum crea in me, Deus » – « Dieu crée en moi un cœur pur », verset issu de la Bible. Jean II agrandit le château du côté de la tour César et relie les deux édifices avec une galerie couverte détruite aujourd’hui. Il participe également à la reconstruction de l’église Saint-Firmin, mais ses projets sont interrompus par sa mort prématurée en 1533.

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